politique

Par Bérénice Rocfort-Giovanni

Le président a rendu hommage aux combattants musulmans français à la Grande mosquée de Paris, dans un contexte tendu.

Stigmatiser d'un côté, pour mieux rassurer de l'autre : telle est l’attitude de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement vis-à-vis de la communauté musulmane.

Ce mercredi 14 mars, le président endossait le costume de celui qui calme le jeu.

Les musulmans n’ont pas à se sentir "blessés par des polémiques qui n'ont pas lieu d'être", a-t-il soutenu à la Grande mosquée de Paris, alors qu'il inaugurait une stèle en l’honneur des combattants musulmans français tombés lors de la guerre de 14-18.

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, sous le feu des critiques après ses propos sur le halal et les civilisations, était lui aussi présent, habile façon d’éteindre l’incendie.
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Ça n'est pas qu'une image qui lui colle à la peau. D'après une étude de Terra Nova, 84 milliards d'euros ont été versés aux plus aisés en 5 ans.

La Fondation Terra Nova, think tank proche du PS, publie le mardi 6 mars une étude visant à démontrer que Nicolas Sarkozy aura été durant son quinquennat "le président des riches", avec "84 milliards d'euros distribués" prioritairement aux ménages les plus aisés et aux entreprises.

Dans ce rapport sur "le bilan redistributif du sarkozysme", la fondation souligne que "ces cadeaux considérables" représentent "plus de 4 points de PIB" et que sans eux "la dette publique de la France (85% du PIB aujourd'hui) serait inférieure à celle de l'Allemagne (83,5%)".

Elle relève que "plus de la moitié" de cette redistribution "a été décidée dès 2007 à travers la loi Tepa" (travail, emploi, pouvoir d'achat), ce qui a eu pour effet d'"amoindrir la capacité budgétaire de la France à lutter contre la crise".

Par Arnaud Leparmentier et Thomas Wieder (Le Monde.fr)

Bruxelles, Lyon, envoyés spéciaux - "Français, aidez-moi." Nicolas Sarkozy conclura sans doute de nouveau son discours de Bordeaux, samedi 3 mars, sur ces mots qui furent ceux du général de Gaulle face aux putschistes d'Alger en 1961. Le président-candidat compte désigner comme ennemis les manifestants qui l'ont chahuté à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et forcé à se réfugier dans un café. Avec en ligne de mire son grand rival François Hollande.

"Hollande a annoncé l'épuration, s'il était élu, de tous les magistrats, de tous les fonctionnaires et de tous les ambassadeurs qui ne pensaient pas comme lui. Ça échauffe les esprits des gens de la base", a accusé M. Sarkozy, jeudi 1er mars, avant de quitter le Pays basque pour le Conseil européen de Bruxelles. Le soir, au cours d'un meeting qui a réuni quelque 12 000 personnes à Lyon, M. Hollande a répondu à son adversaire, sans le nommer, en appelant ses partisans à "ne jamais céder à la polémique inutile, à la violence verbale et encore moins à la violence physique".

Interview de Michel Rocard par Françoise Fressoz

En pleine campagne présidentielle, Michel Rocard, 82 ans, ancien premier ministre socialiste, publie Mes points sur les "i" (Odile Jacob, 19 euros).

Pourquoi ce livre ?

C'est un coup de colère. Je l'ai écrit en octobre, pratiquement d'une seule traite en le dictant, parce que moi, qui voyage beaucoup, j'étais effaré par l'inanité des conversations, la vacuité du débat.

Depuis, cela s'est-il arrangé ?

Non, pas vraiment, on parle de nos petites affaires sans vouloir regarder le reste du monde. Or c'est de l'extérieur que viennent les menaces les plus graves. Le capitalisme est entré dans une crise profonde, aucun retour à la normal n'est envisageable, rien ne sera plus comme avant. Mais qui le dit dans cette campagne ? La droite ment lorsqu'elle assène qu'en travaillant plus, on retrouvera la croissance. C'est faux. C'est là-dessus que la gauche doit engager la confrontation. Nous sommes partis pour des années de croissance faible et peut-être même de récession. Il faut le dire clairement et essayer de penser un monde qui sera radicalement nouveau.

par Martine Le Gall

Avec les déclarations que vient de faire le chef de l’Etat sur un possible référendum sur l’indemnisation et la formation des chômeurs, on pourrait penser que la France compte aujourd’hui plus de 4,2 millions de fainéants vivant de l’assistanat et d’incompétents notoires !

A compétences égales, une obligation de recrutement de chômeurs de longue durée !

Certes, il doit bien y avoir quelques abus et des candidats à l’embauche mal formés. Mais sincèrement, pensez-vous que les personnes en recherche d’emploi aujourd’hui soient moins compétentes que celles en poste ? N’y a-t-il pas au sein de votre organisation ou de votre entreprise, publique ou privée, des personnes que vous jugez incompétentes au regard de leur fonction ? Reconnaissez-le ! Il y en a.

On ne peut pas établir de corrélation entre la compétence d’une personne et son statut à un moment donné : en poste/au chômage. Dès lors, pourquoi vouloir à tout prix former les chômeurs et non pas systématiquement tout salarié ? Pourquoi encore grever le budget de l’Etat de formations qui pourraient s’avérer inutiles ? N’avez-vous pas dans votre entourage, proche ou lointain, des personnes très compétentes, travailleuses, jeunes ou moins jeunes, qui, en dépit d’efforts ininterrompus depuis des mois, ne trouvent pas d’emploi ? Et s’il était temps de cesser d’opposer les uns aux autres ? Et si la racine du mal était ailleurs ? Dans notre culture.