politique

Le pouvoir en place  manifeste de plus en plus sa volonté d'encadrer l'expression de l'opposition. Cette volonté se traduit d'abord dans la tentative par le Président de la république de contrôler étroitement les médias soit par l'intermédiaire de ses puissants amis, par exemple Bouygues et TF1 , soit plus directement en  instituant une nouvelle ORTF dont le président sera nommé par lui.
Mais cette volonté se traduit aussi au travers de la réforme de constitution récemment modifiée par  la loi n° 2008-74 du 23 juillet 2008 publiée au Journal officiel du 24 juillet 2008.  Le gouvernement s’est lancé depuis le mois de septembre dans la rédaction puis dans la présentation des différentes lois nécessaires à l’application de la révision1.
La discussion au parlement doit se poursuivre le 13 janvier 3 dispositifs proposés  sont contestés par l'opposition:

  •  le droit de veto du Premier ministre sur les futures résolutions parlementaires;
  • la procédure d'examen simplifié qui porte une restriction drastique du droit d'amendement;
  • le "crédit temps" qui serait une entrave draconienne et inégalée au droit d'expression des députés.
Pour en savoir plus, lire la note:
Le risque de la muselière par Jean-jacques Urvoas
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À crise exceptionnelle, séminaire exceptionnel. Devant la gravité de la situation, François Hollande a demandé la tenue d’un séminaire consacré à cette question. Mercredi 8 octobre, plusieurs économistes ont confronté les propositions socialistes à la rigueur de leurs analyses : Élie Cohen, directeur de recherche au CNRS et membre du Conseil d’analyse économique, Jean-Paul Fitoussi, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), et Jacques Sapir, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Pour ouvrir ce débat, Michel Sapin, secrétaire national du PS à l’économie, a appelé à l’émergence de propositions socialistes crédibles quand tout le monde reconnaît la nécessité d’une réhabilitation de la régulation.

La crise financière, depuis le tour spectaculaire qu’elle a pris au mois de septembre, a donné lieu à un très grand nombre d’analyses convergeant
toutes, par-delà la diversité des cheminements et des explications, vers une dénonciation de la finance, et de ses excès, comme seul grand coupable.
Dans un étonnant consensus – impliquant des prises de parole à front renversé, comme celle de Nicolas Sarkozy, s’endormant un soir apôtre
du libre-échange pour se réveiller le lendemain, à Toulon, prophète de la régulation nombre de voix se sont élevées pour demander la tête des financiers, et réclamer le retour à « l’économie réelle »,  parée de toutes les vertus.
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La mutation de l'ex-UDF, formation centriste arrimée à la droite, vers le Mouvement démocrate (MoDem), alliance regroupant des sensibilités venues d'horizons divers, est loin d'être achevée. Les élections locales du mois de mars, première échéance où le mouvement créé par François Bayrou se présentait sous ses propres couleurs, ont mis en évidence son hétérogénéité. Dans quel sens a-t-il pesé sur les résultats du second tour ? Quels sont les comportements électoraux de ses sympathisants ? Une étude inédite réalisée par l'IFOP sur la base des résultats des élections cantonales - plus pertinentes que le scrutin de liste municipal - permet de répondre à ces interrogations.

Faut-il commencer par revenir sur le vote du 21 juillet ? Sans doute, car la

réalité est un tout petit plus complexe que celle que les médias, toujours pressés, ont bien voulu diffuser.

Jean-Jacques  Urvoas (député du Finistère, membre de la comission des lois)

Réforme de la constitution suite

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