politique

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La France et Paris viennent de subir un horrible attentat terroriste. La République et la Démocratie sont attaquées.
L'émotion étreint encore les cœurs, des familles sont en deuil, des femmes et des hommes sont gravement blessés. Salariés et agents des fonctions publiques, militaires, partout en France, travaillent pour notre sécurité.
Plus que jamais nous devons défendre la démocratie et les libertés publiques. Ne nous résignons pas, ne changeons pas nos manières de vivre dans une société ouverte et tolérante. Restons unis et solidaires.
Les membres de la section PS de Joinville-le-Pont adressent leurs plus vives sympathies aux blessés, aux familles endeuillées et à leurs proches.

Jean François Clair
Conseiller municipal
Secrétaire de section

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Contraindre la Grèce à abandonner l'euro serait faire fausse route

Lors du référendum du 5 juillet, le peuple grec a, à une large majorité, dit non. Il a répondu avec clarté à une question qui en manquait et il a confirmé son message du précédent scrutin en janvier : il aspire à l’Europe mais refuse la poursuite de l’austérité qui a réduit d’un quart le PIB du pays et aggravé la précarité – un Grec sur trois vit sous le seuil de pauvreté et sans couverture médicale. Le vote des Grecs doit être respecté – il est l’expression d’une démocratie – et justement interprété – il est d’abord un vote de souffrance sociale.

Comprendre cette réalité est indispensable alors que s’ouvre une phase d’incertitude pour la Grèce et l’Union européenne. Pour l’éviter, avec constance et prescience, le président de la République a, dans les jours qui ont précédé, inlassablement plaidé pour qu’un accord soit forgé avant le référendum entre la Grèce et ses partenaires européens, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. La négociation a été interrompue par les uns, puis suspendue par les autres. Cette occasion perdue conduit aujourd’hui l’Europe à un moment majeur de son histoire.

Profondément attaché à la construction de l’Europe et, au nom de son idéal même, à la réorientation de ses politiques, le Parti socialiste entend éclairer le débat public et rappeler, face aux analyses court-termistes et alors que se réveillent des forces nationalistes, les enjeux qui doivent orienter les choix d’intérêt général européen.

La Grèce doit rester dans la zone euro : c’est notre conviction et c’est notre combat. Une sortie – quelles que soient ses modalités juridiques – aurait des conséquences massives pour le peuple grec mais pas seulement pour lui. Le retour à la drachme et la dévaluation de la nouvelle monnaie vis-à-vis de sa parité initiale avec l’euro provoqueraient l’appauvrissement accru des salariés et des retraités, ainsi que le renchérissement des produits importés et de la dette extérieure. Comment la zone euro, quant à elle, vivrait-elle ce bouleversement ?

Bien sûr, des protections ont été édifiées au cours des dernières années : le Mécanisme européen de stabilité doté d’une capacité d’emprunt de 700 milliards d’euros, la surveillance par la BCE des banques de l’eurozone, d’autres leviers encore, sont autant de progrès qui renforcent la solidité de la monnaie unique. Reste une réalité politique : la sortie de la Grèce de l’euro signifierait que celui-ci pourrait être réversible, ce que, dans la mondialisation, ne manqueraient pas d’interpréter et d’utiliser les autres puissances continentales, et qu’au sein même de l’Union, les partis xénophobes et nationalistes exploiteraient à leurs fins.

Quant à ceux qui prédisent que l’expulsion de la Grèce hors de l’euro réglerait la faiblesse originelle de l’union monétaire – une même monnaie, des économies disjointes –, ils font fausse route : loin de susciter un débat sur la politique économique avec un lieu pour le faire, cette voie conduirait à l’ordo-libéralisme pour viatique. Or s’il faut à coup sûr des règles budgétaires dans une zone monétaire dont chaque Etat membre est un dépositaire, et si chaque pays a intérêt à la gestion sérieuse de ses finances publiques au nom même de sa souveraineté politique face aux marchés, une politique économique ne peut seulement être affaire de règles comptables.

Elle doit se fonder sur des objectifs économiques partagés pour la croissance durable, l’investissement, l’innovation, l’emploi, le progrès social. C’est d’ailleurs la voie qu’a commencé d’emprunter l’Union à travers, notamment, le plan dit « Juncker » ou encore la Garantie jeunes. Voilà pourquoi le moment que traverse la zone euro, loin d’être synonyme de recul, pourrait permettre une avancée pour tous les Européens : une coordination budgétaire, une intégration économique, une convergence fiscale et sociale accrues avec un suivi démocratique affirmé.

Données connues, effets inconnus, cette vérité ne vaut pas que pour l’économie. Les effets les plus profonds, les plus durables, certainement les plus dangereux, d’un « Grexit » seraient avant tout géopolitiques. Veut-on une Grèce laissée à elle-même, une Grèce dans le chaos, quelque part entre les Balkans et le Levant, alors que chaque jour, les gouvernements et les peuples européens doivent faire face à de nouveaux enjeux migratoires, mais aussi à la menace du terrorisme fondamentaliste ? Comprendre la situation dans sa globalité, se hisser et se projeter, c’est cela – n’en déplaise à la directrice générale du FMI, Christine Lagarde – se comporter en adultes.

Voilà pourquoi être Européen, c’est avoir une vision, et avoir une vision, c’est vouloir la négociation. Pour trouver un accord durable, fiable et supportable. Pour qu’il soit durable, ce compromis – ce mot qui a fait l’Europe est une volonté autant qu’une méthode – doit inclure le traitement de la dette grecque. Pour être fiable, il doit s’accompagner d’un plan de remise en route du pays par un soutien à l’économie grecque et à ses atouts – notamment maritimes – afin d’élever son potentiel de croissance. Pour être supportables, les réformes attendues de la part du pays doivent préserver les personnes les plus fragiles. Car il s’agit pour la Grèce, de son côté, de reconstituer un véritable Etat qui lève l’impôt, lutte effectivement et efficacement contre les rentes qui bloquent des secteurs d’activité entiers, réduise ses dépenses militaires plutôt que ses dépenses sociales et d’avenir. C’est cela, la solidarité affirmée et avisée sur laquelle le projet européen s’est fondé.

Dans ce moment dont chacun mesure l’importance pour l’Europe, la droite française a, hélas, choisi de faire de la question grecque et de ses enjeux une affaire de positionnement partisan, de penser à elle pour 2017 plutôt qu’à l’Europe en 2015. Qu’elle soit envisagée dans l’outrance verbale de M. Sarkozy ou formulée sur un ton badin par M. Juppé, la sortie de la zone euro pour les Grecs est déraisonnable et irresponsable. Oui, la négociation est le chemin de l’intérêt général européen, donc celui de la France. François Hollande en est l’inlassable partisan et artisan. Parce qu’il n’y a aucune fatalité à la déconstruction de l’Europe. Parce que l’avenir de nos peuples se bâtit dans le présent.

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Pour Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, l’urgence du nouveau président en matière internationale est celle du fonctionnement de l’Union européenne.

Par MARC SEMO, VINCENT GIRET (Libé)

Ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Lionel Jospin et ex-secrétaire général de l’Elysée sous François Mitterrand, Hubert Védrine, reconnu comme l’un des meilleurs experts français en relations internationales, explique les défis auxquels doit faire face le nouveau président, François Hollande.

La politique internationale a été peu abordée pendant la campagne électorale, est-ce parce qu’elle fait consensus et que François Hollande va s’inscrire dans une continuité «gaullo-mitterrandienne» ?

«Peu abordée» : cela n’a rien d’original. Dans les démocraties actuelles, les débats électoraux se concentrent presque uniquement sur les enjeux intérieurs, l’économie, la société. Mais des thèmes internationaux s’imposent par le biais de la mondialisation ou de l’Europe, par exemple le Pacte budgétaire. Mais ce n’est pas de la «politique internationale» en général, ou alors, cela porte sur des crises : Afghanistan, Sahel. Mais cela ne traduit ni désintérêt, ni forcément consensus. C’est vrai qu’il n’y a pas une opposition frontale binaire gauche-droite, mais pas vraiment non plus consensus, d’autant qu’il y a souvent des divergences à l’intérieur de chaque camp. Par exemple quand Nicolas Sarkozy, voulant rompre avec la diplomatie de Jacques Chirac, s’aligna au début sur George W. Bush. Au sein de la gauche, aussi, il y a des différences sur le degré d’intégration européenne, sur ce qu’il faut faire vis-à-vis du monde arabe, de l’Afrique, des émergents. Quant à ce que l’on appelle parfois le «gaullo-mitterrandisme», c’est tout simplement la ligne de la Ve République, un réalisme qui a évolué constamment avec le monde, mais reste fondé sur l’idée que la France doit continuer à avoir sa propre politique étrangère. Je crois François Hollande à la fois héritier conscient de cette histoire, et très libre. C’est à lui maintenant de fixer le cap.

D'après AFP

Des milliers de manifestants ont protesté mardi 1er mai aux Etats-Unis contre les inégalités, à l'initiative du mouvement Occupy, donnant quelquefois lieu à des accrochages violents avec la police.

En fin d'après-midi, à New York, plusieurs milliers de personnes, voire des dizaines de milliers selon les organisateurs, ont effectué une marche jusqu'à Wall Street, dans une ambiance festive et sous forte surveillance policière. Au cours de la journée, des incidents ont brièvement opposé des manifestants aux forces de l'ordre près de New York University, où plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un photographe de l'AFP. Au moins cinq interpellations ont également eu lieu sur le pont de Williamsburg, entre Manhattan et Brooklyn, où marchaient quelque deux cents protestataires.

A Washington, entre deux cents et trois cents personnes se sont rassemblées dans l'après-midi dans un parc "pour mettre un terme à la guerre, au racisme, au sexisme et au capitalisme et pour le pouvoir des travailleurs". La manifestation devait se rendre ensuite devant la Maison Blanche.

"RÉVEILLE-TOI, ESCLAVE DU PATRONAT"

En Californie, la police a utilisé au moins deux bombes lacrymogènes contre des manifestants qui refusaient de dégager un carrefour à Oakland, et plusieurs personnes ont été arrêtées, selon un photographe de l'AFP. Des manifestations ont aussi eu lieu à Los Angeles, dont une à l'aéroport international, sans cependant causer de perturbation. Une centaine de manifestants ont par ailleurs parcouru les rues de Beverly Hills, brandissant des pancartes affichant "Réveille-toi, esclave du patronat", pendant que les touristes se prenaient en photo devant les vitrines des bijoutiers Bulgari ou Cartier. Au total, plus de vingt personnes ont été interpellées dans le pays au cours des manifestations.

Le mouvement Occupy avait défrayé la chronique à l'automne en organisant des campements dans plusieurs villes des Etats-Unis pour dénoncer les inégalités sociales. Pour le 1er mai, qui n'est pas célébré aux Etats-Unis, il avait annoncé de nombreuses manifestations à New York, San Francisco, Los Angeles et Seattle notamment, mais aussi en Europe et jusqu'en Australie. Sur son site Internet occupywallst.org, Occupy avait appelé à une journée "sans les 99 %", référence à son slogan opposant les 1 % les plus riches au reste de la population. "Pas de travail, pas d'école, pas de tâche ménagère, pas de courses", pouvait-on y lire. Le site d'Occupy répertoriait également des appels à manifester d'Amsterdam à Melbourne, en passant par Montréal.

Quelques heurts à Montréal

Quelques milliers d'opposants au capitalisme ont défilé dans les rues de Montréal mardi en début de soirée dans une marche du 1er mai ponctuée d'actes de violence et d'interpellations, selon un journaliste de l'AFP sur place. La grand-messe annuelle de la "Convergence des luttes anticapitalistes", pour souligner la fête des travailleurs et exprimer une "juste colère", a notamment attiré des manifestants féministes, anarchistes, écologistes et des opposants à la hausse des droits de scolarité imposée par le gouvernement de la province francophone. "A bas l'impérialisme", "les aînés contre la hausse", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants, qui arboraient pour la plupart un carré rouge, symbole de la lutte contre l'augmentation des frais universitaires.