Le quotidien économique américain critique vivement la politique "cynique" et "xénophobe" du président de la République.

Si même les Américains s'y mettent... Sarkozy en ouvrant les pages du Wall Street Journal ce matin (pour l'histoire on veut croire qu'il le fait) a pu découvrir un titre assez agressif contre lui: "Nicolas Le Pen". Ce mélange entre les noms de la candidate FN et du président sortant est expliqué dans le sous titre de l'édito explique le choix : "Même d'après les critères locaux, la récente poussée de xénophobie du président français est assez cynique."

Même si il est peu probable que Marine Le Pen soit très connue aux Etats-Unis, l'attaque est assez dure envers la droitisation de la campagne de Sarkozy. Fini donc Sarkozy l'Américain ? Pourtant le "Wall Street Journal" est un quotidien national économique outre atlantique qui appartient au groupe News Corp. de Rupert Murdoch, pas vraiment soupçonné de gauchisme.

 

"Les attaques sur l'immigration sont une tentative pour courtiser les électeurs du Front national xénophobes de Marine Le Pen, pour le premier tour le 22 avril", explique le journaliste. "la discussion sur l'immigration est généralement un prétexte pour l'anxiété française à propos de leur système d'Etat-providence incroyablement délabré."

Le "Wall Street Journal" estime que c'est "une pensée assez laide, pas seulement pour les sentiment laids sur lesquels cela joue, mais aussi parce que c'est un exemple parfait d'analphabétisme économique." Pour eux, l'immigration est une chance, notamment pour la situation démographique de la France, et pour garder une population active assez large. "L'assimilation" devrait être la priorité, ce que Nicolas Sarkozy sait pertinemment, expliquent-ils. "Mais nous nous demandons si M. Sarkozy comprend aussi que l'étalage évident de son cynisme comme dans ce cas, l'a conduit a la situation difficile dans laquelle il se trouve."

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