politique

Le Parti socialiste (PS) s’inquiète du regain de tension entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud. Le PS juge aventureuse l’intervention militaire géorgienne dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août 2008. Elle ne peut que contribuer à détériorer les relations entre la Géorgie et ses États voisins.


Le Président géorgien Saakachvili ne peut compter résoudre les difficultés internes à la Géorgie par des opérations militaires dangereuses.
Le PS demande aux autorités russes d’éviter une surenchère déplacée et de contribuer activement à une solution pacifique et négociée.
Le Parti socialiste souhaite que les autorités géorgiennes et les responsables de l’Ossétie du Sud retrouvent le chemin de la discussion. Il demande à l’OSCE d’apporter son concours et à s’entremettre pour faciliter la reprise de contacts entre les protagonistes.

Communiqué du Secrétariat International

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Entretien de Pierre Moscovici à Libération.

L’armée française doit-elle rester en Afghanistan ?

La France est engagée en Afghanistan depuis 2001, à l’époque du gouvernement de Lionel Jospin sous la présidence de Jacques Chirac. Nous avions décidé l’envoi de troupes pour contrer la mainmise des talibans sur le pays. Il est hors de question de nous retirer sous la pression. Mais il faut s’interroger sur la stratégie, l’alignement sur l’Otan et le renforcement de nos troupes voulus par Nicolas Sarkozy en avril. L’inscription dans une logique de guerre fait courir des dangers, sans qu’une victoire ne se dessine. On ne peut pas l’emporter sur le terrain purement militaire. Dès lors, la stratégie de la France et des alliés doit mettre l’accent sur la reconstruction, le développement économique et social de l’Afghanistan, sur l’affirmation d’un Etat de droit, la lutte contre la corruption. On ne doit pas privilégier le seul volet militaire.

Mais cet aspect militaire doit aussi être assuré…

L’engagement français en 2001 a été proportionné, la volonté de former l’armée afghane a été maintes fois réitérée. Aujourd’hui, la mission des forces françaises est plus floue. La politique de la France est plus illisible. Il faut la rendre plus compréhensible.

Justement, quelles nouvelles missions la France doit-elle remplir ?

Les missions accomplies par les militaires français doivent être assurées, notamment la sécurité de Kaboul et le renforcement de l’armée afghane. Mais il faut réviser la stratégie de l’Otan de manière globale, sur les plan politique, économique et social avec trois maîtres mots: afghanisation, réconciliation et reconstruction. Pour atteindre cet objectif, la France doit faire entendre sa voix, singulière, qui n’est pas celle des Etats-Unis. De ce point de vue, je ne peux pas laisser dire que les socialistes seraient complaisants à l’égard des talibans alors que le gouvernement serait, au contraire, gage de fermeté. Nous voulons, nous aussi, lutter contre le terrorisme, mais la France ne doit pas pour autant manier une rhétorique de guerre, comme les Etats-Unis l’ont fait en Irak.

Les alliés doivent-ils négocier avec certains talibans afin de trouver une solution politique ?

Avec les talibans de manière générale, non. La talibanisation est un danger. Nous devons au contraire fortifier le président Hamid Karzaï et appuyer l’Etat de droit. Mais les Britanniques, par exemple, n’écartent pas l’hypothèse de discuter le moment venu avec une partie des talibans. Il est toutefois inconcevable d’abandonner l’idée de démocratie, au contraire, il faut viser l’élargissement de son assise.

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Gordon Brown est assailli de toute part : son parti va de défaite en défaite, tandis que les spéculations vont bon train sur sa prochaine destitution par une alliance entrel’aile gauche du Labour et les fidèles de Tony Blair.
Mais les problèmes du Labour vont au-delà de la question du leadership : c'est le projet politique des « nouveaux travaillistes » qui semble désormais épuisé.

La fin du New Labour Par Antoine Colombani

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