vie municipale

Réuni 26 mai 2009, le conseil municipal de Joinville-le-Pont a eu à débattre notamment du devenir de l’Office de tourisme. Enfin, débattre, c’est beaucoup dire. Car aux questions posées, les élus de l’opposition n’ont pas eu de réponse.

Qu’est-ce qui motive le retrait brutal de l’activité touristique confiée à l’actuelle association OTSI, présidée par Chantal Colin ? Quelle est la politique touristique de la municipalité ? Que vont devenir les activités pour le public joinvillais ou non joinvillais organisées par le syndicat d’initiative ? Et combien la nouvelle organisation va-t-elle coûter ?

Au cours du conseil municipal du 7 avril 2009, les élus ont eu à se prononcer sur deux conventions avec la police nationale concernant la police municipale de Joinville-le-Pont. Ou du moins, ont eu voter sur des textes qu’on ne leur a pas fourni, suivant une étrange habitude qui fait qu’on demande aux conseillers municipaux d’approuver des documents qu’ils n’ont pas la possibilité de lire pour la plupart.

Je figurais parmi les chanceux qui ont eu le droit d’avoir une copie de cette convention. Elle remplace un précédent texte de septembre 2000, et son objectif général est louable : assurer une coordination entre les forces de sécurité de l’État et l’administration locale.

Le cortège parisien de la manifestation pour le 1er mai 2009 comportait sans doute un grand nombre de Joinvillais dans les cortèges des organisations syndicales. Dans les mouvements politiques, le parti socialiste était, pour la première fois depuis très longtemps, présent avec une délégation très conséquente. Chacune des fédérations départementales disposait de sa banderole, et c’était le cas de plusieurs sections.

Dans le Val de Marne, la section de Saint Maur des Fossés déclinait : « G7, G20, G rien… ». Celle de Joinville-le-Pont, proclamait : « Y’en a Marne ».

Un cortège gai et sympathique, venu de Joinville par les transports en commun, mais aussi à vélo pour deux d’entre eux. Ils ont battu le pavé parisien sous le soleil un long moment avant que la manifestation ne s’ébranle entre la rue Soufflot et la Bastille.

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Dans le bulletin municipal de Joinville-le-Pont d’avril 2009, le maire, Olivier Dosne (Ump) se dit « fier » du « déblocage de l’imbroglio juridique qui empêchait le démarrage de la construction d’un immeuble de bureaux à côté du RER. » Il parle là du projet d’immeuble de bureaux, d’un peu plus de 9 000 m², prévu sur l’actuel parking de la gare RER de Joinville.

Mais s’agit-il d’un « imbroglio » ? La définition de ce mot est : « situation confuse, embrouillée. »

En fait, il s’agissait de deux recours introduits auprès du tribunal administratif et visant le permis de construire déposé par la société Icade-Tertial pour en demander l’annulation. Saisi en référé le Conseil d’État a estimé qu’il n’y avait « ni urgence ni doute sérieux sur la légalité du permis accordé », selon les déclarations du maire lors du conseil municipal du 14 octobre 2008.

Le Syndicat d'initiative de Joinville-le-Pont a été créé, en tant qu’association, le 1er mars 1931. À l'époque les statuts précisaient : « les dames peuvent faire partie du syndicat mais pas du conseil d'administration ». Depuis, elles ont pris leur revanche, puisque l’une d’entre elle préside l’association depuis 2007, Chantal Collin tandis que la majorité du bureau est féminine.

Ce n’est certainement pas cette féminisation qui a irrité la majorité municipale, mais peut-être la proximité de certains de ses dirigeants avec l’équipe de l’ancien maire, Pierre Aubry, même si l’activité de l’Office de tourisme syndicat d’initiative (OTSI, le nouveau nom) est bien éloignée de toute action politique.

Le maire, Olivier Dosne a donc décidé de municipaliser l’OTSI. L’opération se passe en plusieurs temps. D’abord, le budget 2009 supprime la maigre subvention municipale (350 euros). Ensuite, toutes les prestations de reprographie sont suspendues ; pour présenter son bilan annuel, l’OTSI devra faire appel à son partenaire du Perreux…