Tribune des socialistes joinvillais.

Cette tribune est une expression des membres de la section de Joinville.

Elle est sous la responsabilité du signataire.

 

J'ai grandi en apprenant qu'on ne commentait pas une décision de justice.

Avec la Télé, à chaque procès un peu « chaud », on avait un micro trottoir demandant aux parties prenantes du procès ce qu'ils pensaient du jugement rendu.

C'était bafouer ce principe fondamental d'indépendance de la justice. Mais je me disais : « ce n'est rien juste un micro trottoir », et il était bien évident que les victimes trouvaient toujours les peines trop légères et la famille de l'accusé les peines trop lourdes, c'était de la télé.

Mais aujourd'hui on change de perspective, c'est le ministre de l'intérieur et ce sont les policiers qui s'expriment et contestent une décision de justice.

J'avais bien ri en écoutant les commentaires de Monsieur Hortefeux sur la neige dans les rues en pente et je me suis posé quelques questions sur son niveau intellectuel. Aujourd'hui je suis très inquiète que le même personnage commente et conteste un jugement rendu.
Pourtant l'affaire était évidemment très grave. Si on peut comprendre ( mais non excuser) que des policiers énervés, dans le feu de l'action, lors d'une manifestation frappent indûment un manifestant, comment comprendre que des policiers, à froid, ou plutôt bien au chaud dans leur commissariat, fassent une fausse déclaration ?.
Les policiers sont ils au dessus des Lois ?

Si la Justice ne condamne pas une fausse déclaration faite par un policier, alors nous sommes tous en danger.
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Ce matin, j'écoutais BFM qui interviewait, sur la neige et les problèmes subséquents, Brice Hortefeux Ministre de l'Intérieur. Et là buvant tranquillement mon café je l'entends déclarer avec tout le sérieux dont ce monsieur est capable: « Le problème nait quand la neige tombe sur des rues en pente » J'ai failli m'étrangler. Un peu plus tard dans le RER dans « 20 minutes », qui n'est pas un journal d'opposition, je lis que le même a déclaré vers 17heures: « Il n'y a pas de pagaille ».
En fait il n'y a que des gens qui ont pris leur voiture et roulé dans des rues en pente alors que la neige tombait.
Sinon j'ai rencontré, par hasard, un groupe de fonctionnaires territoriaux cet après midi et nous avons évidemment parlé de la neige. Pour eux ce n'est pas à cause des rues en pente, c'est juste qu'à force de ne plus remplacer un fonctionnaire sur deux, et tout ce genre de choses et bien il n'y a plus personne pour déneiger. Mais on voit bien que ce n'est pas grave puisqu'il n'y a pas eu de pagaille. Donc en fait, ces fonctionnaires territoriaux ont tout à fait mauvais esprit. C'est le même genre que ceux qui ne rigolent pas aux blagues sur les auvergnats.
Ce que les gens sont méchants quand même, surtout quand il y a de la neige.
Aline baldinger
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Nous venons de vivre une séquence importante concernant la réforme des retraites. Tout le monde et les syndicats en premier lieu sont persuadés de la nécessité d'une réforme, mais ils se sont heurtés à un refus de réelle concertation.

De manière feutrée, les critiques ont aussi été formulées à l'encontre du PS pour son absence sur le fond. Il est vrai que le parti est dans sa phase de réflexion et n'a pas encore de programme établi. Pourtant il a formulé sur les retraites un premier lot de pistes intéressantes.

La méthode Sarkozy est de monter des opérations de communication autour de vrais problèmes sans vraiment les régler.Prenons, par exemple, le problème important de la déindustrialisation accélérée de la France. Le gouvernement a organisé les états généraux de l'industrie . On aurait pu en attendre de vrais engagements en faveur de l'innovation. Analysons donc les propositions formulée par C. Estrosi le 18/05/2010:



Je suis de retour d'un séjour magique en Irlande. Le séjour familial a été des plus agréables et j'étais volontairement coupé des actualités française et des affaires en cours. Pourtant la lecture de la presse Irlandaise et Britannique m'a obligé à me focaliser de nouveau sur notre pays. Cette lecture m'a accablé de honte. Notre pays était montré du doigt pour son attitude xénophobe suite au discours de Nicolas Sarkozy de Grenoble. Cela m'a obligé à lire ce discours.

Aline Baldinger vient de lancer un blog sur la plateforme Youphil, qui réunit des communautés engagées dans des questions sociales ou humanitaires. Baptisé les tisseurs de paix, il est consacré à Israël et à la Palestine.

Candidate socialiste  lors des élections cantonales de 2008 à Joinville-le-Pont, Aline Baldinger faisait partie de l’équipe de la liste Joinville en mouvement  lors des municipales de la même année. Ancienne travailleuse sociale, elle a publié en 1997 le Petit Guide des grandes religions en France aux Editions Liana Levi.

C’est un voyage qui a donné à Aline l’envie de s’exprimer. Elle sait qu’Israël provoque toujours des réactions passionnées : « dans cette région du monde des professionnels de la politique proposent des plans de paix depuis 40 ans. Chaque plan a échoué sans provoquer de manifestation. On finit par se demander qui veut la paix dans cette partie du monde ? Je suis allée voir. »

À raison d’un article chaque jeudi, elle nous propose de retrouver « ceux qui agissent pour la paix. »

Son histoire est d’abord celle d’une passion : « J'avais aimé Israël  lorsque j'étais allée en Kibboutz en 1965 ». C’est aussi une question de raison : « Israël me concerne. »

Comme toutes les histoires de sentiment, il y a des tiraillements, des douleurs. Sur une vidéo, en janvier 2009, Aline découvre une manifestation anti-guerre sur la grande place Itzak Rabin de Tel Aviv. Environ 6000 à 8000 personnes crient leur opposition aux bombardements. La presse n'en parle pas. Elle décide de « partir à la rencontre de ces hommes et de ces femmes anti-guerre en Israël et en Cisjordanie. »

Le premier contact à Tel Aviv, c’est avec Les Femmes en Noir et  Hava. Cette dernière a 85 ans, née en Pologne dans une famille bourgeoise. Elle vient en Israël, persuadée de construire « un monde nouveau ». Mais, dès 1947, elle se révolte quand elle voit le village arabe, voisin du kibboutz où elle vivait, détruit par l’armée. Depuis, elle se bat contre l’occupation : « Aujourd'hui je suis une  très vieille femme mais je continue à faire les vigiles avec les Femmes en noir et j'espère que je verrais la paix. »

Un site internet en français présente l’action des Femmes en noir.

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