Tribune des socialistes joinvillais.

Cette tribune est une expression des membres de la section de Joinville.

Elle est sous la responsabilité du signataire.

 

On assiste ces derniers temps à une grande entreprise d'affolement général sur les retraites.
Le gouvernement avec son sigle fait même une campagne à la télé intitulée, sauvons nos retraites, comme si son principal souci était le bien être de tous.

J'ai participé ces dernières semaines au Laboratoire des Idées initié par le Parti socialiste, sur le thème des retraites. Je ne vais pas ici expliquer les détails mais seulement ce qu'il est nécessaire de savoir.

Le système tel qu'il fonctionne actuellement est effectivement à bout de souffle.
Contrairement à ce que dit le gouvernement ce n'est pas parce qu'il y aurait moins d'actifs, car ce qui est important c'est la masse salariale et en fait celle ci croit régulièrement de 2% par an (hors inflation) depuis 60 ans et les différentes projections ne voient pas de diminution de cette masse.
Donc si il n'y a pas de diminution de la masse salariale, il n'y a pas de diminution de ce qui est prélevé pour les retraites.

Ce que cherche le gouvernement en nous affolant c'est de fixer tous les regards sur l'âge du départ. En clamant haut et fort qu'il faudrait faire partir les gens à 65 ans, il permettra, en lâchant un peu de lest sur ce thème de faire passer tout le reste.

Son véritable objectif c'est de réduire « la part patronale », vous savez cette partie de salaire, qu'on ne touche jamais car l'employeur la verse directement dans les différentes caisses.
Réduisez cette part, vous ne voyez rien de changé sur votre compte en banque. Par contre l'employeur, lui voit tout de suite les bénéfices, car c'est près de 20% de votre salaire « superbrut (toutes cotisations incluses) ou 28% de votre « brut » qu'il verse à la caisse de retraite.

L'objectif ultime c'est de verser à chacun une retraite « compassionnelle », c'est-à-dire un petit minimum, genre minimum vieillesse, et ensuite chacun cotise à des caisses privées.
Et les caisses privées elles disent MERCI QUI ? MERCI SARKOZY.

En fait un économiste, Thomas Piketty, proche du Parti socialiste, a montré qu'avec un autre mode de calcul bien connu, toujours par répartition, il n'y a aucune inquiétude à avoir en France. Ce système permet, de calculer en Euros, et non pas en points, le total des cotisations que chacun a accumulé pour sa retraite et de choisir un départ en retraite à la carte à condition d'avoir accumulé suffisamment pour ne pas ressortir d'un « minimum vieillesse ». Mais la bonne nouvelle est que les retraites ainsi facilement simulées sont meilleures que celles du régime général actuel: nombre de carrières « trouées » actuellement qui imposent d'aller jusqu'à 65 ans pour éviter des décotes très pénalisantes, donnent la possibilité avec ce nouveau mode de calcul à partir... avant 60 ans.
Les retraites versées à ceux qui n'ont pas cotisé assez seraient payées, non pas par la caisse de retraite mais par une caisse de solidarité nationale.
Les droits acquis à la retraite (la somme des cotisations passées) sont augmentés chaque année d'environ 2%, tous bénéficiant de la croissance (en euros constants sans tenir compte de l'inflation) de la masse des revenus u travail: c'est ce qui est observé depuis 60 ans et ce qui est encore prévu pour 60 ans … sauf catastrophe.
Le grand changement étant qu'en cas de catastrophe économique / sanitaire / écologique / militaire grave, genre épidémie etc… le niveau de vie du pays baissant, les retraites et droits à la retraite baisseraient également. Les retraités ne sont pas dans une bulle, mais dans la vie.
Il faut juste changer de façon de calculer.
D'autres pays l'ont déjà fait, donc c'est faisable.

Depuis son arrivée au pouvoir Sarkozy détricote tout ce qu'il peut pour le donner à ses copains du Fouquet's. Il va par exemple donner, c'est d'ailleurs peut être fait, la régie publicitaire de France Télévision à je ne sais plus lequel de ses copains. D'ici 2012 quand il aura filé les retraites à ses petits copains des assurances privées il n'aura plus besoin de se représenter, les copains reconnaissants lui donneront des affaires juteuses pour son cabinet d'avocats.

C'est à nous de ne pas nous tromper de combat
aline Baldinger

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Les services publics  recouvrent l’ensemble des activités «  prises en charge » , directement ou indirectement, par la collectivité pour répondre à des besoins « vitaux » pour la société  : sécurité,  police, justice, eau potable, santé, éducation, voies de communication, réseaux de   télécommunications, électricité, enlèvements et traitements des déchets etc…Tous ces biens  collectifs sont essentiels pour le développement économique mais aussi et surtout pour le développement de la personne humaine et de la cohésion sociale. 
(..)
Les processus de libéralisation, de privatisation et de déréglementation, soucieux de rendre ces
services plus performants, ne risquent-t-ils pas de remettre  en question, in fine, les missions de
service public qui incombent aussi bien à des opérateurs privés que publics ? A quelles conditions ces
missions peuvent-elles être préservées ? 
En analysant les facteurs qui ont gouverné les mutations des services publics ces dernières années,
ainsi que leurs modes d’organisation et de régulation aujourd’hui, nous pourrons mieux éclairer la
question de l’avenir des services publics en Europe.
Mais au préalable, il convient de revenir sur une notion qui véhicule encore beaucoup de fantasmes
et de préjugés. 
lire la suite:  Avenir des services publics

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Lorsque le gouvernement annonce supprimer la taxe professionnelle pour venir en aide aux entreprises, il crée en réalité deux nouveaux impôts, la cotisation locale d’activité et la cotisation complémentaire. Inversement, lorsqu’il crée un nouvel impôt comme la taxe carbone, il s’empresse de nous expliquer que ça n’en est pas vraiment un.

Cette confusion n’est pas involontaire, bien que certains membres du gouvernement n’hésitent pas à délier les deux réformes. Nous sommes au contraire persuadés que ce denier tente de trouver par la taxe carbone, l’équilibre difficile du à la précipitation des promesses faites concernant la suppression de la taxe professionnelle. La fanfare médiatique qui entonne l’air de la réforme fait de la première une nécessité , de la seconde un événement historique ; mais à bien y écouter on perçoit fausses notes et couacs en tout genre.Ne nous laissons pas abuser ; la réforme de la taxe professionnelle et la création de la taxe carbone, outre le fait qu’elles seront toutes deux examinées dans la loi de finances pour 2010, sont bien les deux éléments d’une même démarche de la droite qui tend à transférer progressivement la contribution fiscale des entreprises vers les ménages et à répartir l’effort des plus grandes entreprises vers les plus petites.

Si le vote pour l’élection européenne a été marqué par la déroute des listes du Ps devant la percée de celles d’Europe écologie, il faut cependant pousser plus loin l’analyse des résultats nationaux du scrutin du 7 juin 2009; j'emprunte ici partiellement une réflexion de Jean-Pierre Dalès (Ps, Six-Fours).

 

Dimanche dernier, il s'agissait d'élire des députés au  parlement européen. Le résultat, en France, mérite d’être précisé : 60% d’abstention et malgré 28% pour l’UMP la droite est minoritaire. La gauche domine mais elle est dispersée. Le PS avec 16, 8% est désapprouvé au profit de la liste Europe écologie de Dany qui atteint 16,2%.