Tribune des socialistes joinvillais.

Cette tribune est une expression des membres de la section de Joinville.

Elle est sous la responsabilité du signataire.

 

 

Il ne s’agit évidemment pas de se réjouir du cortège de licenciements et de misère que va inévitablement apporter cette crise.

Je suis de ceux, et celles, nés après la guerre, qui ont grandi dans les années 60-70.

Le sarkozysme a beau dire que 68 fut un monôme d’étudiants nantis, on a beau dire, et beau faire, Le Grand Charles de Gaulle n’était pas de ceux qui se serait laissé déstabiliser par un monôme d’étudiants. Il s’est passé à ce moment là quelque chose de plus grave qui met en question le monde qu’ils ont essayé de promouvoir jusqu’à cette crise.

Pour nous, jeunes de cette époque là, le comble du luxe n’était pas de s’approprier des objets ou des vêtements, mais de conquérir le monde, mais pas dans des clubs ou avec des billets d’avions. Nous voulions conquérir le monde des idées et de la pensée. Le comble du plaisir était, sans pour autant vivre comme des moines ou des moniales, d’échanger jusqu’au bout des nuits sur les livres, les films, la musique et la politique.

Il existait un monde éminemment enviable où les mots, la réflexion et la pensée étaient plus forts que tout.

Chers  électrices et chers électeurs joinvillais, qui avez voté pour moi lors du premier tour des cantonales et qui auriez souhaitez le confirmer lors du deuxième tour. Je vous ai laissés au milieu du gué sans beaucoup d’explications

Je conviens que cela ne faisait pas sérieux. Le glissement était évident : « ces socialistes ne sont pas sérieux, décidément ils ne veulent pas gagner ». Je suis certaine que nombre d’entre vous l’ont pensé très fort.  Pourtant je peux vous assurer que je voulais gagner et faire basculer notre canton à gauche.

Champigny propose la projection du film « Allende » de Patrizio Guzman Il y a 35 ans, en septembre 1973, comme cette année, on préparait la rentrée. Le monde allait comme à son habitude. En France nous étions gouvernés par Pompidou, et aux Etats-Unis Nixon continuait la guerre du Viet Nam. Pour nous les « gens de gauche »Un Espoir pourtant venait du Chili : Un président de gauche avait été démocratiquement élu, et un gouvernement d’Union populaire mettait en place des mesures de gauche.

Le congrès du parti socialiste qui va se tenir en novembre à Reims revêt une importance particulière.
L'éditorial des dernières éditions de Joinville Socialiste véhiculait le même message principal de numéro en numero sans qu'il y ait eu une volonté initiale qu'il en soit ainsi. Ce message sous jacent disait « on vous avait averti que la politique de Sarkozy était mauvaise, mais hélas le résultat est encore plus négatif que celui que nous avions prédit ». Hélas, à chaque fois, nous étions effectivement confrontés à une situation pire que celle qui était attendue, d'où la répétition (involontaire) du message. Lors du numéro avant élection nous vous avions mis en garde sur les mirages des promesses faites. Peine perdue, le pays a élu démocratiquement son président et il faut bien en assumer les conséquences. Pour beaucoup d'entre vous les yeux se sont ouverts face à la réalité: un pays qui s'enfonce dans la morosité, des riches qui s'enrichissent, des pauvres et des moins pauvres qui s'appauvrissent, un pouvoir d'achat qui diminue, une industrie qui part ailleurs, des finances d'état catastrophiques etc...Sans compter que ce sont les héritiers du Gaullisme qui sont complices de l'aliénation de l 'autonomie française au plan international